LIGNES DE BATAILLE

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 CR The hunters German U Boats at war

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Ulzana
Primipile
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MessageSujet: CR The hunters German U Boats at war   Lun 29 Oct - 10:32

10 Janvier 1942





Nous sommes  enfin partis.

Ce matin,  de Lorient.
44 hommes d'équipage.
Des torpilles partout où c'est possible, au point que les hommes ne savent plus où mettre les pieds.
De la bouffe jusque dans les toilettes.

Cela nous permettra de ne plus penser à ce que l'Allemagne est en train de devenir: un chaos sans fin.

Des bombardiers, nuits après nuits,  enflamment nos villes.
Notre armée lutte pied à pied devant Moscou dans un froid mortel, les russes contre attaquent, l'Amérique les a rejoint contre nous:
notre führer ayant eu la bonne idée de lui déclarer la guerre.
Comme si nous n'avions pas assez d'adversaires…

Sur mer, les britanniques nous mènent la vie dure... leurs commandants de destroyers se sont aguerris, sont  devenus audacieux, meurtriers…
ils ont eu la peau de Gunther Prien et de Joachim Schepke, capturé Otto Kretschmer il y a 8 mois
Nos trois meilleurs as de U Boote...disparus à quelques jours d'intervalle lors de ce funeste mois de mars 1941.

Depuis, ce n'est plus pareil.
Nous sommes encore des chasseurs...mais nous devenons, de plus en plus, à notre tour ... des chassés.
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Ulzana
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MessageSujet: Re: CR The hunters German U Boats at war   Mar 30 Oct - 8:48

12 janvier

Un temps fortement nuageux nous couvrit les premiers jours de toute menace venant des airs.
Mais ce matin, l'alarme vrilla nos tympans, les vigies redescendirent de leur nid dans un déluge d'eau glacée: bas dans le ciel,  un point noir fondait sur nous !

l'U 907 s'enfonça en hâte dans les eaux noires de l'hiver , chacun égrenant les secondes dans sa tête, attendant l'impact fatidique.
Il ne fut qu'assourdi, nous fûmes probablement en immersion avant que l'avion ne passe au dessus de nous, l'obligeant à lâcher ses bombes un peu au hasard.



18 janvier

Cela fait plusieurs jours que nous patrouillons au large de la pointe sud de l'Irlande, en vain.
Mais à l'aube, les fumées d'un large cargo venant de l'ouest se découpe à l'horizon.

En fin d'après midi nous sommes enfin en travers de sa route, trois torpilles tracent leurs sillons vers son tribord.
La 1ere le manque, la 2e explose sans grande gravité (1 Hit),
la 3e le coupe littéralement en deux (4 hits)  (5 hits en tout, 4 suffisent)
Il disparait de la surface en quelques minutes…

( Siverbelle 5300 tonnes)

Nous naviguons dans ces eaux quelques jours encore puis rentrons à Lorient sans encombre.




La patrouille est un succès.



5 février 1942

Nous sommes de nouveau en chasse.
Dans l'Atlantique cette fois.



Le temps est exécrable.
Des creux de 6 mètres nous aveuglent.
Nous passerions  à quelques milles marins d'un convoi sans même le voir.



Et cela dure , jours après jours, nuits après nuits, dans un enchevêtrement de montagnes  liquides noires  et glacées en perpétuel mouvement.

Il y a trois sortes d'hommes, les vivants, les morts ...et les marins.
Il y en a une quatrième: les sous mariniers par gros temps.
Ballotés dans un cercueil d'acier aux lumières blafardes, empuanti d'odeurs de diesel et de crasse, n'en sortant que pour jouer les vigies d'un monde océanique en furie.


La mission est un échec…




Nous nous perdons dans  la nuit échevelée pour oublier.
D'autres équipages sont de la fête.

Gunther Ericksen est de la partie.
Un des derniers as.
Vieilli de 10 ans, sa croix de fer pour tout remerciement, il semble revenu des enfers, revenu de tout.


J'ai peur de lui ressembler...un jour...bientôt ?


3 Mars 1942

Direction L'Amérique.
L'espoir renait.

Les américains continuent de vivre comme s'ile étaient encore en temps de paix.
Ils ne sont pas préparés à la guerre sous marine comme les britanniques

Nos U Boote font des cartons.
C'est la ruée vers l'ouest.
Donitz envoie tout ce qu'il peut pour profiter de l'aubaine.

Le voyage est long mais sans encombre, le temps est toujours aussi mauvais.
Il nous protège des menaces aériennes.





Les choses se calment au large du cap Hatteras.

Nous profitons de la nuit pour nous approcher de la côte, parfois illuminée par des villes.

Deux énormes tankers se découpent au loin…remontant vers le nord, remplis probablement de pétrole du golfe du Mexique.
Pas d'escorte...c'est incroyable !

Attaque en surface à mi distance
Deux torpilles chacun.

Le 1er est touché une fois (1hit).
Le 2e une fois aussi (2 Hits)
mais ils continuent leur route, envoyant SOS sur SOS, "mayday, mayday ..." espérant l'arrivée d'un navire d'escorte.


Ils nous ont surement  vus et ont signalé notre  position mais je décide de les poursuivre et de tenter une deuxième attaque après avoir réarmé nos tubes lance torpilles.
Il n'y aura pas d'escorte providentielle...

4 torpilles à nouveau, l'une d'entre elle atteint le 1er tanker (+1 hits) qui reste malgré tout à flot et continue à avancer comme un léviathan inébranlable, s'échappant vers le nord.

Une autre atteint le second à tribord provoquant une explosion spectaculaire (+2 hits)...



Nous regardons fascinés, les hommes tentant d'échapper aux flammes qui envahissent le pont, en se jetant dans les eaux noires illuminées à leur tout par le pétrole en feu qui s'échappe des flancs éventrés.

Le monstre finit par s'enfoncer lentement dans les aux embrasées.




Le silence nous fige face à notre œuvre, nous venons de déchainer les enfers.
Pour la première fois nous y assistons... de près.
C'est réel.


Nous sommes devenus, à notre tour, des tueurs parmi tant d'autres, partout ...
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Ulzana
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MessageSujet: Re: CR The hunters German U Boats at war   Mer 31 Oct - 8:36



Nous n'avons pas dormi cette nuit.



Il nous reste 4 torpilles avant  et 2 derrière.
De quoi frapper à nouveau.


Deux jours plus tard, deux navires en vue...sans escorte.
Un gros cargo et un petit.




Nous leur tendons une embuscade à courte distance en plein jour, en immersion.





Le gros cargo reçoit 3 torpilles, l'une d'entre elles n'explose pas (Dud) mais le navire est touché à mort.

Tout l'équipage parvient à l'évacuer dans les canots avant qu'un incendie se déclare.

Nous en sommes, au fond de nous, soulagés.

Le petit cargo, touché sans gravité par une torpille, s'enfuit.
Mais la fumée qu'il crache nous permet de le retrouver quelques dizaines de miles plus loin.

Ses SOS n'ont pas rameuté le moindre navire d'escorte...les américains sont encore incapables d'assurer la moindre protection à leur navigation maritime.

Une seule torpille suffit à lui faire prendre de la gite, il sera abandonné à son tour avant de sombrer.


Notre mission est un grand succès.
Le voyage de retour est interminable.

Nous échappons à une attaque aérienne en plongeant en catastrophe à quelques miles de la base sous marine.

Lorient nous accueille triomphalement, L'Amiral Donitz, en personne, nous félicite par télégramme.
"Nous sommes l'honneur de la Kriegsmarine U Boote Waffe, le fer de lance de la victoire…"

Fait il semblant lui aussi ?
Croit il encore à ces chimères ?



Et nous ?
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Ulzana
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MessageSujet: Re: CR The hunters German U Boats at war   Mer 31 Oct - 11:06

7 avril 1942



De nouveau dans l'Atlantique.

Les tempêtes se succèdent, le printemps n'a en rien calmé l'océan.




Les vigies se gèlent … pour rien, aucun navire en vue.
A croire que les alliés ont disparu de la surface de l'océan.




On croisé l'U 438 de Ulrich Schwartztiger le 12 avril, en chasse lui aussi depuis deux semaines.
Il a croisé un convoi, au loin, puis a perdu sa trace, masquée par les creux de 5 mètres.

ça se calme enfin le 16.





Mais une tempête se prépare devant nous à nouveau



Et c'est reparti pour des jours de temps pourri.
Les hommes sont à bout, les quarts de veille sont un calvaire ... inutile.




Nous rentrons à Lorient.
La mission est un échec.

Les héros d'hier sont épuisés.



8 Mai 1942

Nous voguons vers l'océan Arctique.




Nous échappons de peu, cette fois, à l'attaque d'un avion britannique, ses bombes encadrent l'U 907 sans faire de dommage.
Il a surgi du ciel avant qu'on ne le détecte, comme un oiseau de proie.
Notre canon anti aérien a pu tirer quelques obus, en vain.

Nous plongeons avant qu'il ne revienne.

Mauvais présage pensent certains, jusqu'ici nous avions toujours plongé avant qu'un avion soit en mesure de nous bombarder.

Les britanniques ravitaillent  par mer le port de Mourmansk, les soviétiques ont résisté devant Moscou mais l'été approche et la Wehrmacht
va surement lancer une nouvelle blitzkrieg.

Nos forces aériennes et sous marines harcèlent les convois alliés.
Notre U 907 est attendu pour participer à ce combat vital.



En mai le temps est pluvieux dans le grand nord, mais la mer n'est pas trop agitée.




Un grand convoi nous est signalé par message crypté, il se dirigerait vers le nord, au large de la Norvège.
Tous les U Boote en capacité de l'intercepter on ordre de se joindre à la chasse.



Nous oublions toutes nos misères, ivres de joie de nous lancer enfin dans l'action.






Nous coupons sa route en fin de soirée, mais en cette saison il ne fait pas vraiment nuit, une lumière étrange persiste.

Le convoi est très grand, quatre petits cargos sont à notre portée, mais il y a des destroyers qui escortent.





je décide une attaque en immersion à moyenne distance.







2 torpilles sur le 1er, une sur le 2e et le 3e petits cargos.
Seul le 2e est touché (1hit), les autres torpilles manquent leur cible ou n'explosent pas.




Nous sommes presque aussitôt repérés !





"Achtung, destroyer à babord !"



Plongée maximale, au delà des limites !

La coque va souffrir mais il faut lui échapper, à tout prix.


"Grenades dans l'eau !"

La première passe du destroyer nous secoue rudement, un des moteurs diesel est touché, l'ingénieur est blessé, la coque est abimée.





Nous virons de bord pour désorienter le chasseur…





de longues minutes s'égrènent.






"Grenades dans l'eau !"







La deuxième passe  de grenadage frappe notre coque à nouveau, les hommes sont projetés les uns sur les autres, contre les parois du navire,  un des moteurs électriques est touché, mon premier officier Michael Hanecker est tué sur le coup, l'eau envahit l'arrière du U Boote.
C'est le chaos en salle des machines



Nous plongeons plus profond encore.
La coque gémit sous la pression (4 points perdus depuis le début de l'attaque)

Mais on l'entend tourner autour pour revenir à la charge.


"Grenades dans l'eau !"

Les réservoirs de fuel sont touchés, ainsi que les ailes pour plonger, la coque est sur le point de céder (7 points, au 8e l'U 907 coule…), les portes de torpilles avant sont inutilisables, le deuxième moteur électrique est hors service, une dizaine d'hommes d'équipage sont blessés..

Nous sommes obligés de remonter au dessus de la profondeur critique sinon on coule…ce qui nous remet dans la zone de dangerosité maximum des grenades




C'est la fin...



Les bruits de turbine du destroyers  semblent baisser d'intensité,, des explosions de grenades retentissent à nouveau mais nous secouent à peine.
Il semble s'éloigner….







A faible vitesse, pour ne pas faire de bruit, nous nous éloignons aussi, cela semble durer une éternité avec parfois des bruits d'hélices qui semblent se rapprocher.





Quelques heures plus tard





"Tout est réparé sauf les réservoirs de fuel !"

Les fuites de carburant vont laisser un sillage vu du ciel.








Nous faisons surface, comme des noyés aspirant goulument une bouffée d'air.




Le monde existe encore…
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Ulzana
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MessageSujet: Re: CR The hunters German U Boats at war   Jeu 1 Nov - 10:47

Il nous faut rentrer.
Les nappes de fuel que l'on traine vont conduire à nous tous les équipages de lutte anti sous marine, d'autant plus qu'il fait beau temps en cette fin du mois de mai.



Non, le ciel semble vide, ou bien ils sont occupés ailleurs.







En entrant dans le golfe de Biscaye, à près de 200 miles de Lorient, un bimoteur surgit d'un nuage.
Une bombe cause une brèche.
Nous parvenons à plonger malgré tout et naviguons immergés une bonne partie du trajet de retour.





Notre U boote est dans un sale état lors de notre entrée dans la rade.
Nous... ne valons probablement guère mieux…
4 morts, dont Michael Hanecker mon premier officier, 7 blessés.


3 mois de travaux seront nécessaires pour remettre en état notre U 907
.

Normalement on aurait du nous confier une autre U Boote, mais ils sont déjà tous en service opérationnel ou en réparation.
3 mois d'attente ou… 3 mois de sursis ...c'est selon les jours.




J'ai revu ce cher Gunther, à peu près sobre.

Comment fait il ? Je n'ose lui demander.
Cela ne se fait pas.
Ou bien je crains sa réponse.


6 septembre 1942




L'équipage, qui a intégré les nouveaux, est prêt à repartir.




Ce sera l'Atlantique.

Les ouvriers de la base, qui ont tant sué pour remettre en état notre U Boote, sont là, sur le quai, saluant notre départ.
Nous leur rendons leur salut.




De nouveau en mer, un autre monde…





11 septembre, un convoi est en vue plein sud.




La mer est grosse, nous attaquerons de nuit, en immersion, à mi distance.



Deux gros cargos et deux petits sont à portée.
3 torpilles sur un gros, une sur un petit !




Ce dernier est percuté en plein milieu et coule rapidement (2 hits)




Le gros cargo est touché par deux impacts (la 3e torpille n'a pas explosé), les explosions s'enchainent peu après faisant du navire un brasier.
C'est anormal.
Probablement un transporteur de munitions.

Cette fois nous sommes trop loin pour voir les effets de notre attaque...

La confusion est à son comble au sein du convoi, les destroyers d'escorte sont inondés d'informations sonores et visuelles.


Nous en profitons pour nous éclipser à vitesse réduite pour ne pas  donner à leur sonar une chance de nous repérer.




Quatre  heures plus tard nous faisons surface, à l'aube.





Il fait un temps magnifique, la mer est calme, l'équipage est de bonne humeur.
Je me sens euphorique...



La chasse ne fait que commencer.
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MessageSujet: Re: CR The hunters German U Boats at war   Jeu 1 Nov - 17:56

13 septembre



Mais en septembre, dans l'Atlantique nord ,  le beau temps ne dure pas bien longtemps








15 septembre



En mer, il y a des moments  où l'on se croirait dans un monde étrange,  surnaturel même, c'est une question de lumière, je sais, mais je comprends à présent  ce que voulaient dire les grecs en évoquant le Styx et  ses eaux noires et glacées, 5e porte des enfers.

Notre voyage nous porte aux confins d'un monde.




Un monde qu'on finissait par oublier et qui se rappelle à nous...




18 septembre



"Pas de doute, c'est un grand convoi, il navigue vers le nord ouest."




"Il y a … au moins une vingtaine de cargos, je ne vois pas d'escortes ."

"Elles doivent chasser l'un des notres...on pourrait en profiter."




"La lune nous donne une excellente visibilité pour détecter d'éventuels destroyers."












Plongée périscopique








4 petits cargos dans notre champ de tir

Tubes 1 à 4...

Deux torpilles sur le 1er, une seule sur les 2e et 3e.
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Ulzana
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MessageSujet: Re: CR The hunters German U Boats at war   Ven 2 Nov - 8:40












"Elles ont manqué leur cible…"

(2 torpilles sont passées à coté, 2 autres ont été des Dud).





"Destroyer en approche !!!"





"Profondeur maximale !"










Le Léviathan est sur nous dans un bruit de turbines obsédant.














"Grenades …"




Le navire est percuté par les ondes de choc qui suivent les explosions, la coque gémit comme un animal,




des flammes  envahissent la salle des machines,




l'eau jaillit de partout. (1 pt d'inondation

(les moteurs électriques sont hors service ainsi que la moitié des moteurs diesels)




"185 m !"





Il revient…












(Les batteries sont HS, les moteurs électriques aussi, ce qui met le sous marin dans l'incapacité de manœuvrer pour échapper à l'escorteur)





La nuit envahit les compartiments inondés…


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MessageSujet: Re: CR The hunters German U Boats at war   

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