Lignes de bataille

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 Art de la guerre au Moyen-Age

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Allalalai
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MessageSujet: Art de la guerre au Moyen-Age   Mar 27 Nov - 18:54

Beaucoup de jeux, classent les unités au moyen âge par armes :
chevaliers ensemble, archers/arbalétriers, hommes d'armes, je comprends, mais ensuite j'aimerais savoir si les troupes étaient rassemblés par épéistes, guisarmiers, lanciers... ou si on n'avait pas plutôt :
chevaliers, cavaliers moins lourds, tireurs, gens d'armes, levées paysannes.
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cruchot
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MessageSujet: Re: Art de la guerre au Moyen-Age   Mar 27 Nov - 20:23

Allalalai a écrit:
Beaucoup de jeux, classent les unités au moyen âge par armes :
chevaliers ensemble, archers/arbalétriers, hommes d'armes, je comprends, mais ensuite j'aimerais savoir si les troupes étaient rassemblés par épéistes, guisarmiers, lanciers... ou si on n'avait pas plutôt :
chevaliers, cavaliers moins lourds, tireurs, gens d'armes, levées paysannes.

Non !
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Allalalai
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MessageSujet: Re: Art de la guerre au Moyen-Age   Mar 27 Nov - 20:28

C'est un peu court comme réponse Mister Cruchot, moi je pense que ma solution est bonne... aga
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Fred59
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MessageSujet: Re: Art de la guerre au Moyen-Age   Mar 27 Nov - 20:37

As tu pensé à une classification par protection corporelle ?
Armure de fer, cuir, tissus moletonné, etc...
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cruchot
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MessageSujet: Re: Art de la guerre au Moyen-Age   Mar 27 Nov - 20:43

Allalalai a écrit:
C'est un peu court comme réponse Mister Cruchot, moi je pense que ma solution est bonne... aga

En tu trouveras mixés des lanciers et des types armés d'armes d'hast. En général les tireurs sont à part. Mais selon les périodes cela varie.

La cavalerie est organisée par classe. Le pb est qu'il existe de grosses disparités d'équipements au sein d'une même classe en raison du ceux-ci. Par exemple au 13ème, on va avoir des chevaliers avec heaume et mailles quand d'autre auront encore le conique à nasal du XIème.
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Allalalai
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MessageSujet: Re: Art de la guerre au Moyen-Age   Mar 27 Nov - 20:47

Beh je ne crois pas que les troupes étaient classées ou distinguées ainsi au moyen-âge, je crois plutôt que c'était pas rang social ou spécificité (tireurs), à l'image de la société médiévale...
Et si je me lance dans ce type de truc, je pense que je conserverai mon classement, à moins qu'on me sorte des arguments qui prouvent le contraire Smile
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Santino
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MessageSujet: Re: Art de la guerre au Moyen-Age   Mar 27 Nov - 20:48

Il y a de vrais cavaliers légers comme les jinetes aussi

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Allalalai
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MessageSujet: Re: Art de la guerre au Moyen-Age   Mar 27 Nov - 20:57

Oui, là on a une "arme spéciale", comme les archers. mais grosso-modo, je maintiens mon classement...
Et entre unités de piétaille, je pense que ce qui fait la différence c'est la qualification des combattants, leur moral, et peut-être leur niveau de protection, même si je pense plutôt que l'harmonisation des unités date de la fin du Moyen-âge et des armées bourguignone...
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Santino
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MessageSujet: Re: Art de la guerre au Moyen-Age   Mar 27 Nov - 20:58

Je vais essayer de retrouver une règle appelée Seigneurs de Guerre ( années 90 ) qui partait dans la même idée. Sinon tu peux toujours demander à notre spécialiste national Buxeria Cool

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Fred59
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MessageSujet: Re: Art de la guerre au Moyen-Age   Mar 27 Nov - 21:00

Si tu y regardes de près, les classes sociales correspondent souvent aux différences de protection corporelle mais aussi aux utilisations tactiques des troupes.
Les pauvres ne pouvaient se payer de cheval, ne savaient pas combatte avec la lance ou l'épée lourde et n'avait pas les moyens de se faire confectionner une armure.
La prédominance des archers fut l'une des premières révolutions sociales (en tous cas, sur les champs de bataille).
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Santino
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MessageSujet: Re: Art de la guerre au Moyen-Age   Mar 27 Nov - 21:03

Et puis il y a la question des mercenaires au Moyen-Age, qui ne sont pas aisés à classifier Cool

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Allalalai
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MessageSujet: Re: Art de la guerre au Moyen-Age   Mar 27 Nov - 21:06

Exactement !
Reste à déterminer ce qui fait la différence entre troupaille... Est-ce qu'elles se valent toutes entre nations, ou bien non ?
Est-ce le nombre de piétons constituant les unités nationales qui fait la différence ?
Les troupailles lorsqu'elles entrent en contact se neutralisent-elles ou bien existe-t-il des différences.... Pour moi, la présence de bourgeois mieux équipés, de gens d'armes dans ces grands ensemble pourra faire la différence ou donner du bonus à certaines entités.
Je me demande d'ailleurs si des milices urbaines ne vont pas se montrer immédiatement supérieure à des ost ruraux parce que des bourgeois étofferont la puissance des premières par leur équipement...
Encore qu'un bourgeois ira-t-il faire la guerre ? Sinon, des mercenaires, qui se recrutement en ville, et non dans un village Smile

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MessageSujet: Re: Art de la guerre au Moyen-Age   Mar 27 Nov - 21:09

Les Suisses se recrutent chez Heidi pas dans les villes Very Happy

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MessageSujet: Re: Art de la guerre au Moyen-Age   Mar 27 Nov - 21:43

Fred59 a écrit:
Si tu y regardes de près, les classes sociales correspondent souvent aux différences de protection corporelle mais aussi aux utilisations tactiques des troupes.
Les pauvres ne pouvaient se payer de cheval, ne savaient pas combatte avec la lance ou l'épée lourde et n'avait pas les moyens de se faire confectionner une armure.
La prédominance des archers fut l'une des premières révolutions sociales (en tous cas, sur les champs de bataille).

Oui et non, certains bourgeois sont mieux équipés que des chevaliers même si leur entrainement n'a rien à voir.
Les mercos constituent une troupe de bric et de broc où on trouve des chevaliers et des bandits de grand chemin comme dans les osts. La participation à l'ost valait amnistie donc le cortège devait être chouette avec les ribauds qui étaient là pour échapper à Montfaucon.
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MessageSujet: Re: Art de la guerre au Moyen-Age   Mar 27 Nov - 22:00

En prime il y a le pb des montures. Les plus riches ont 2 chevaux : le roncin pour la route voire l'équivalent d'un bidet et le destrier pour le combat. Les plus fauchés se contentent d'un roncin et c'est la grande majorité.

A signaler, les cavaliers légers bretons qui constituent une bizarrerie de la période en France. Bien que légèrement équipés et montés, ils seront très efficaces même face à des chevaliers lourdement dotés.

Le coté "classe sociale et équipement" varie fortement avec les régions. Un "riche" chevalier normand du 13ème n'a rien à voir avec son "riche" homologue du limousin.


Dernière édition par cruchot le Mar 27 Nov - 22:03, édité 1 fois
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Allalalai
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MessageSujet: Re: Art de la guerre au Moyen-Age   Mar 27 Nov - 22:01

Les unités de piétaille sont donc regroupées par seigneurs ou batailles, qu'est-ce qui fait donc la différence de valeurs entre elles ?
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MessageSujet: Re: Art de la guerre au Moyen-Age   Mar 27 Nov - 22:10

Allalalai a écrit:
Les unités de piétaille sont donc regroupées par seigneurs ou batailles, qu'est-ce qui fait donc la différence de valeurs entre elles ?

Leur entrainement et leur équipement. Pour aligner sa bannière il fallait avoir levé 50 chevaliers et homme d'armes. Certains barons se pointaient uniquement avec des vilains, équipés à la hâte mais probablement plus pugnaces et entrainés que certains miliciens.

Les batailles étaient des formations qui regroupaient plusieurs bannières. A l'époque en l'absence d'uniforme (les premiers sont ceux des francs archers et gendarmes de Charles VII), on se bat à coté de sa bannière et on gueule beaucoup : "Montjoie" chez les français, "Diex Aïe" chez les normands, etc. Cela va manquer sur les cartes More Green
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Santino
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MessageSujet: Re: Art de la guerre au Moyen-Age   Mar 27 Nov - 22:26

Cruchot a écrit:
A signaler, les cavaliers légers bretons qui constituent une bizarrerie de la période en France. Bien que légèrement équipés et montés
Tu les distingues des hobilars godons ?

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MessageSujet: Re: Art de la guerre au Moyen-Age   Mar 27 Nov - 22:38

Santino a écrit:
Cruchot a écrit:
A signaler, les cavaliers légers bretons qui constituent une bizarrerie de la période en France. Bien que légèrement équipés et montés
Tu les distingues des hobilars godons ?

Ils ont l’antériorité. Quant à l'équipement, ils devaient être assez proches. Du moins je le suppose car je n'ai pas trop de détail à leur sujet si ce n'est qu'ils possédaient des javelines. Il faut que je retrouve le sujet sur le forum ADG où un breton avait développé toutes les qualités de ces troupes.
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Allalalai
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MessageSujet: Re: Art de la guerre au Moyen-Age   Mar 27 Nov - 22:55

Hummmmm. Donc si je traduis ça en terme de pion, je peux faire 1 en attaque et 2 en défense pour les mecs de base, et 2-2 ou 3-2 pour les plus aguerris ?
Ce n'est qu'un exemple pour comprendre le rapport de force...
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Allalalai
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MessageSujet: Re: Art de la guerre au Moyen-Age   Mar 27 Nov - 23:35

J'ai trouvé ça :
L'organisation des armées
Par rapport aux grandes armées nationales contemporaines, les armées féodales étaient organisées de manière simple. Jusqu'à la fin de cette période, les régiments, divisions ou corps n'étaient pas permanents. Lorsqu'une armée féodale était appelée, chacun des vassaux se rendait au point de ralliement avec les chevaliers, archers et fantassins qu'elle se devait de rassembler. Sur le point de ralliement, les contingents étaient réorganisés selon leur rôle. Les chevaliers et leurs écuyers avançaient ensemble, de même que les archers et les fantassins.

Les unités spéciales, telles que les ingénieurs et les soldats chargés de manœuvrer l'artillerie de siège, étaient généralement composées de professionnels employées pour la campagne. Par exemple, les mercenaires chrétiens manœuvraient l'artillerie employée par les Turcs contre Constantinople.

Vers la fin du Moyen-âge, la profession de soldat mercenaire était hautement considérée. Les «entrepreneurs guerriers» proposaient des compagnies de mercenaires, ce qui permettait à un seigneur ou une ville riche d'engager une force de combat compétente déjà formée. Certaines compagnies de mercenaires étaient spécialisées dans une activité définie. Par exemple, 2000 arbalétriers de Gènes servirent dans l'armée française lors de la bataille de Crécy en 1346. D'autres compagnies de mercenaires étaient composées de forces armées composites. Elles étaient souvent caractérisées par le nombre de lances qui les composait. Chaque lance était représentée par un cavalier armé, ainsi que des troupes montées, des fantassins et des troupes d'armes à jet. Une compagnie de 100 lances représentait plusieurs centaines de soldats. Ce système est à l'origine du mot « freelance ».

La hiérarchie de commandement de l'armée féodale était horizontale. Les manœuvres étaient fort limitées et le commandement concentré dans les mains d'une poignée d'hommes.

En 1439 Charles VII de France leva les Compagnies royales. Ces compagnies étaient constituées de chevaliers ou de soldats d'infanterie ; leur solde était prélevé sur les taxes royales. Chaque compagnie comportait un nombre fixe d'hommes ; leur armure et leurs armes étaient choisies par le roi et non plus laissées à leur choix. Elles marquent le début des armées modernes en Occident.

Ravitaillement
Les stocks de nourriture et de médicaments étaient fort limités. Les armées médiévales vivaient sur leur lieu de cantonnement, au détriment des résidants de la région qu'ils occupaient ou traversaient. Le passage d'une armée amie n'était, le plus souvent, pas plus bénéfique que celui des ennemis. Les armées médiévales ne s'attardaient pas longuement en un lieu, car les vivres et le fourrage venaient rapidement à manquer, ce qui posait tout particulièrement problème lors des sièges. Si l'armée assiégeante ne prenait pas les dispositions nécessaires pour être ravitaillée, elle devait souvent lever le siège bien avant que les assiégés ne se rendent.

Les problèmes sanitaires étaient également cruciaux lorsque l'armée était cantonnée. Outre les chevaux des cavaliers, un grand nombre d'animaux accompagnaient l'armée et les problèmes d'évacuation des déchets étaient souvent source d'épidémies de dysenterie. Les armées féodales étaient souvent décimées par les maladies et les désertions. Pendant la campagne de France, on pense qu'Henry V d'Angleterre perdit, lors du siège d'Harfleur, quinze pour cent de son armée par suite de maladie et plus encore pendant la marche vers Azincourt. Lors de la bataille proprement dite, il ne perdit que cinq pour cent de ses hommes. Henry V mourut des suites d'un manque d'hygiène lors d'un autre siège.

Déploiement des armées pour la bataille
La plupart des batailles étaient des événements organisés : les deux parties organisaient leurs rangs avant d'engager le combat. Les campagnes de manœuvres et les affrontements directs étaient choses rares.

Avant la bataille, les stratèges divisaient leurs forces en unités qui occupaient chacune une place spécifique dans le dispositif guerrier. La première des divisions permettait de séparer les fantassins, les archers et la cavalerie. Ces groupes pouvaient alors êtres divisés en groupe auxquels étaient assignées des tâches spécifiques, ou bien étaient mis en réserve. Un stratège pouvait par exemple mettre en place plusieurs « batailles » ou « divisions » de chevaliers. Celles-ci pouvaient être employées individuellement en cours de combat ou mis en réserve. Il était également possible de déployer les archers devant l'armée et de les soutenir par des unités d'infanterie.

Lorsque l'armée était en position de combat, la prise de décision consistait à décider où envoyer les unités ainsi composées. Le repli, le regroupement ou la recomposition des troupes n'étaient pratiquement pas envisagés une fois le combat engagé. Les groupes de chevaliers, par exemple, ne servaient que rarement plus d'une fois. Une fois leur part du combat effectuée, le groupe était soit renforcé, soit retiré du combat. Une charge complète de la cavalerie lourde était source de tellement de désordres, de pertes en équipement et en chevaux qu'il était en fait pratiquement impossible de la réutiliser pendant la bataille. Les unités des chevaliers normands présents à la bataille de Hastings furent reformées pour attaquer à nouveau, mais elles ne chargèrent pas complètement, car elles ne réussirent pas à pénétrer le mur de boucliers des Saxons.

Les plus grands stratèges utilisaient le terrain à leur avantage et envoyaient des éclaireurs de façon à évaluer les forces et faiblesses de l'ennemi.
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Allalalai
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MessageSujet: Re: Art de la guerre au Moyen-Age   Mar 27 Nov - 23:37

La structure de l’armée
L’armée française est organisée sur le modèle de la "Lance". Il s’agit d’une unité administrative comprenant un chevalier (cavalier lourd), plusieurs sergents ou hommes d’armes montés (ils combattent souvent démontés, le cheval leur donne surtout une mobilité stratégique), quelques écuyers et de la piétaille. En tout une cinquantaine d’hommes, progressivement en une unité bien définie de 6 à 8 hommes. L’ordonnance de Charles VII de 1445 précise que la Lance doit comporter un homme d’arme (remarquez qu’on ne fait pas référence à un chevalier mais à un guerrier soldé), un coutilier, deux archers, un page et un valet au minimum. Un écuyer accompagne souvent l’homme d’arme.

Pourquoi cette organisation ? Tout simplement parce que le fractionnement de l’autorité empêche la création de régiments constitués. Il est plus facile pour le roi de convoquer à telle date un chevalier, à charge pour lui d’amener sa Lance. Cette troupe est constituée d’un chevalier, de ses hommes les plus proches (les sergents), de ses apprentis ou servants (les écuyers) et de paysans plus ou moins volontaires venant de son fief (la piétaille). Certains ont comparé cette organisation à celle d’une famille mafieuse où la protection et l’hommage ont le même sens (ceci dit, vu les méthodes d’extorsion de certains chevaliers, ce n’est pas absurde). Au combat, cette formation serait désastreuse et des unités sont construites autour de chaque type de combattant : les sergents montés avec les sergents montés et ainsi de suite. Tous ces "régiments" (le terme est anachronique) sont placés sous le commandement d’un capitaine. N’ayant jamais eu l’occasion de s’entraîner ensemble, on imagine bien que la cohésion est faible. Il faut y ajouter les mercenaires soldés, fournissant nombre et puissance contre argent ou pillage. Cette organisation diffère selon l’époque. A la fin du Moyen Age, les unités professionnelles soldées sont plus nombreuses. L’armée de Bourgogne était elle largement composée de mercenaires, les Suisses de milices, les Anglais d’un mélange de milices, de forces amenées par les barons et de mercenaires. Le détail mériterait plusieurs ouvrages. Oubliez les grades actuels. Grossièrement, il y a : le roi, les capitaines, les lieutenants et les sergents. C’est tout. L’armée hiérarchisée telle que nous l’entendons n’existe plus. Le système romain des officiers professionnels (centurions, tribuns et légats avec état major) ne perdure qu’à Byzance, et encore sous une forme abâtardie par l’introduction de peuplades alliées conservant leur propre commandement clanique. L’Orient, avec les armées parfaitement structurées des Mongols, conserve un énorme avantage organisationnel.

La forme des armées, basées sur les forces amenées par chaque duc, comte et baron, nuit évidemment à la cohésion de l’ensemble. Si la loyauté n’est généralement pas trop versatile au combat (les règles de la chevalerie limitent quand même les trahisons en plein combat), l’interprétation des ordres est très libre. Avant le combat, le plan est décidé par un conseil de guerre regroupant tous les puissants, mais pas forcément les plus compétents sur le plan militaire. La décision finale, souvent interminable à prendre, est le plus souvent celle du plus petit dénominateur entre les désirs de chaque participant (dont les buts réels divergent souvent) et les possibilités réelles de gestion de l’affrontement.

Quelle est la meilleure organisation pour une armée ? Le stratège du Moyen Age était confronté à un problème insoluble : conserver la Lance : elle a des hommes capables de s’adapter à toutes les situations et une bonne cohésion, mais dépourvue de toute adaptabilité sur le champ de bataille (impossible de concentrer les tirs d’archers, impossible de profiter de la mobilité du chevalier monté pour lancer une charge brusquée), ou construire des « forces de manœuvre » plus structurées mais sans cohésion. Lorsque les combattants sont regroupés par type d’armement, ils ne se connaissent pas et n’ont pas bénéficié d’un entraînement commun.

Un sujet peu évoqué et difficile est celui de l’importance de la forme des « unités élémentaires », c’est-à-dire de la brique la plus petite de l’organisation militaire. Le « mur » de bataille est constitué d’un ensemble de briques élémentaires, dont le ciment est le commandement. Sans commandement, les unités se délitent, sans brique, le mur est poreux et sans force.

Cette idée de brique élémentaire se retrouve à tous les niveaux et explique pourquoi des armées plus nombreuses où le combattant individuel est plus aguerri ou mieux équipé ont pu perdre devant des bandes apparemment faibles, mais bien plus organisées.

Au niveau tactique, la plus grande unité est la "bataille" commandée par un puissant, composée de 5 à 15 "bannières" (commandées par un banneret). Ce groupe est constitué autour des bannières les plus reconnues. Leur taille varie, la qualité des hommes est parfois inconnue. Chaque bannière comprend jusqu’à six Lances. Cette organisation aurait pu être intéressante... si elle avait groupé des unités homogènes, et non pas un mélange d’hommes montés et démontés, et de combattants à distance avec des combattants au corps à corps. Ce niveau correspond à la compagnie moderne, au bataillon napoléonien, à la centurie, à un élément d’une cohorte romaine. C’est l’unité de manœuvre élémentaire, c’est-à-dire la plus petite unité dont la disposition est indiquée sur le champ de bataille et dont le mouvement est pris en compte dans le plan d’ensemble.

Au niveau sub-tactique (c’est-à-dire au niveau de l’unité élémentaire, 10 à 15 hommes au plus), la brique de base efficace est constituée de combattants se connaissant bien, s’apportant un support mutuel, capables de mettre en action des tactiques coordonnées. Pour parler plus directement, rien ne sert d’avoir un groupe de dix chevaliers à pied, armurés de pied en cap si chacun recherche la victoire et cherche à montrer sa vaillance. Un groupe coordonné de dix gens à pied armé de bric et de broc le détruira facilement tant qu’il sera capable d’agir par binômes ou trinômes : une partie du groupe tient les chevaliers à distance (armes d’hast ou tactique défensive avec un bouclier) pendant que les autres assaillent les plus avancés à deux contre un, l’un cherchant à se faire engager, l’autre profitant des failles et de la vision limitée du chevalier. Cette disposition explique l’armement apparemment disparate des unités : loin d’être la preuve d’un équipement de mauvaise qualité, il peut démontrer une véritable réflexion tactique et correspondre à une mise en œuvre littéralement inter-armes. Pour exemple, la « phalange suisse » comprend des piquiers assurant une défense anti-cavalerie, accompagnés par des hallebardiers utiles une fois la charge stoppée, tout en intégrant des joueurs d’épée surgissant pour créer la brèche si les deux adversaires se sont imbriqués et que les armes d’hast deviennent inutilisables (leur opposant ayant le choix désagréable de lâcher sa propre hallebarde pour se défendre avec l’épée -et ainsi faire tomber le mur de fer- ou faire confiance à ses voisins pour rester ferme et bloquer l’ épéiste).

Les stratèges de l’Antiquité avaient bien compris l’importance de la solidité de ces briques : le bataillon sacré est une phalange composée uniquement de couples d’amants, image ultime de la construction d’une unité soudée. Les phalanges, agissant par files et non par rangs favorise l’émulation et la camaraderie (le premier rang, place la plus dangereuse et la dernière place, la plus importante pour éviter la fuite, étant réservés à des sous officiers). Les romains, dont la tactique est basée sur l’appui mutuel autour d’un mole défensif.

La solution au problème initial sera la mise en place d’unités professionnelles soldées et surtout pas licenciées en fin de campagne. Elles construisent leur cohésion tout en devenant manœuvrables.

Le commandement au combat
Le problème majeur des Occidentaux est la confusion opérée dans leur esprit entre valeur au combat et capacité de commandement. Il est entendu que le roi, non seulement donne des ordres, mais participe aussi à l’action (certes le plus souvent en étant lourdement protégé et entouré de ses meilleurs éléments). Le roi (ou le chef de l’armée) n’est pas forcément le plus compétent pour gérer une armée. Avant tout politique, il ne connaît de la guerre que ce que sa formation lui a appris. Il est nourri de concepts de chevalerie qui lui imposent un comportement où la forme a au moins autant d’importance que le résultat. N’oublions pas qu’il n’est pas infamant de perdre une bataille ou la liberté. Ce qui l’est est de le faire sans honneur. La citation « Tout est perdu, sauf l’honneur » a vraiment un sens. Evidemment, la présence du connétable ou d’un chef de guerre renommé (comme Salisbury) permet d’éviter les erreurs les plus grossières... pour autant qu’on l’écoute. Si le moral est affermi par l’implication du roi, cela entraîne rapidement une rupture totale de la chaîne de commandement et donc l’impossibilité de modifier le plan en cas d’événement imprévu. Encore plus grave, il lui est impossible de se retirer du combat pour étudier la situation, puisque ses hommes risqueraient de se débander en croyant à une retraite. Enfin, la capture ou la mort du roi est une catastrophe. Elle signifie la fin de la guerre et la déroute (comme après Poitiers en 1356). Il faut cependant éviter de généraliser : il a existé de très grands chefs ou connétables. Maîtrisant tous les paramètres de la guerre, ils étaient capables de monter des plans alambiqués, d’adapter leur stratégie, de faire intervenir la politique et les renversements d’alliances. Certains sont très célèbres, comme Du Guesclin, qui sut évoluer devant la menace anglaise. Maître de la guerre d’embuscade et de siège, il savait utiliser les hommes et combiner la puissance des différentes unités tout en évitant la bataille rangée.

Vers le bas Moyen Age, les désastres successifs subis par les hautaines armées de chevaliers firent reconsidérer le rôle du chef. Le roi a plus souvent le rôle de soutenir le moral en se montrant et en menant quelque actions pendant que le commandement effectif est exercé par un général autrement capable. C’est le cas à Bouvines (Philippe Auguste) ou à Marignan (François Ier). Attention, cela ne veut pas dire que le roi n’est pas un bon guerrier au niveau individuel, seulement qu’il ne maîtrise pas forcément la science de la manipulation d’une armée.

Une solution pratique est finalement mise en place : le monarque (François Ier) est présent et affermit le moral des troupes, mais le commandement effectif est laissé à un chef, le connétable de Bourbon qui décide ou « conseille vigoureusement » la stratégie à mettre en œuvre.

L’utilisation des forces
Le déploiement des forces répond au désir de mise en valeur individuelle : les chevaliers et les « grands » se groupent en unités "d’élite" chargées de décider de la victoire ou de la défaite. Elle sont réellement surpuissantes, mais elles souffrent d’un défaut rédhibitoire : la coordination interarmes est presque absente. En effet, les chevaliers méprisent volontiers la piétaille, qui en retour n’a qu’une confiance très limitée dans les chevaliers. Il est arrivé que les fantassins soient abandonnés, voire piétinés par leur propre cavalerie. D’ailleurs cette vision de classe s’étend aux conséquences de la bataille : un puissant sera fait prisonnier et rançonné. Un vilain qui ne peut pas payer sera tué pour éviter la charge de son entretien (enfin pas toujours, cela dépend des dispositions locales puisqu’il serait peu diplomatique d’occire un allié potentiel. Renversements d’alliance et négociations sont de règles). Un autre défaut est l’absence d’un corps d’officiers dans les unités à pied. Certes, les "bandes" d’archers et de piétons sont commandées, mais pas par des chefs ayant leur mot à dire et en particulier pas par des chefs auxquels ils sont habitués. Aussi, les ordres donnés aux fantassins sont souvent très généraux "avancez", "tirez sur cette zone", "tenir sur place" et peu élaborés. La feinte et la retraite simulée sont extrêmement dangereuses car risquent de finir en débandade générale.

Le manque de discipline et d’entraînement des forces risquent constamment de créer une catastrophe et le bon général est avant tout celui qui sait retenir ses unités et les déployer correctement. Les jeunes chevaliers piaffent d’impatience et risquent à tout moment de partir dans une folle charge... ce qui fut régulièrement le cas en France comme en Angleterre, et en général avec des conséquences funestes. Les archers et arbalétriers ont une tendance à vider rapidement leurs carquois en tirant un peu n’importe où (ce qui leur donne une bonne excuse pour se retirer prématurément du champ de bataille : ils n’ont plus de flèches). Les hommes de pied ont une fâcheuse tendance à quitter les rangs par l’arrière ou à mal comprendre les ordres (un provençal, un catalan et un flamant ont peu de chance de se comprendre rapidement).

L’artillerie tire "droit devant" et les concepts de mobilité des feux ou de concentration sont généralement absents , en partie pour des raisons pratiques. Une fois déployée, l’armée n’a plus de mobilité opérationnelle réelle. Cela veut dire que les unités n’ont d’autre choix que de pousser en avant, de manière plus ou moins coordonnée et régulière, sans briser leur front. Les changements de flanc (par exemple avec une aile de cavalerie passant derrière le front pour appuyer l’autre aile) sont rares, tout comme les déploiements élaborés. On cherche un bon champ bien dégagé, avec la possibilité d’appuyer ses flancs sur des obstacles (marais, rivières, villages...) pour éviter d’être tourné.

Un bon chef aura pris garde de constituer plusieurs lignes en profondeur. Ce déploiement peut sembler paradoxal de nos jours : certes, nous laissons une réserve "au cas où", mais nous penserions aussi à allonger la ligne de bataille ou faire une marche de flanc pour tourner l’adversaire. A cette époque, c’est dangereux (mais redoutablement efficace si cela fonctionne) :
La ligne allongée est faible, et l’ennemi concentré sur un point d’impact, peut enfoncer le front.
Allonger la ligne signifie avoir des unités évoluant hors de la ligne de vue, donc non commandées et susceptibles d’errements.
Les hommes ne sont utilisables que pendant un temps très bref : la fatigue du combat, avec les armures, est extrême. Un homme n’est probablement pas utilisable plus d’une heure, et encore en faisant des pauses. La constitution de lignes permet d’alimenter le front en hommes reposés capables d’emporter la décision, tout en permettant aux autres de se reposer.

L’efficacité hors de proportion avec leurs effectifs des ordres religieux comme le Temple ou l’Hôpital viennen,t de leur discipline. Obéissants aux ordres rapidement, ils impressionnent et effraient. En parlant de l’Orient, les Arabes ont rapidement compris les forces et les faiblesses des armées franques : presque invincibles en affrontement régulier, elles sont sensibles à la guérilla et aux embuscades.

La Professionnalisation
Après de nombreux désastres, la solution proposée et mise en place par le Duc d’Alençon, le connétable de Richemont et les frères Bureau au XVe siècle est la rationalisation et la professionnalisation de l’armée. Elle permet la mise en place de tactiques plus élaborées et de coordination avec soutien mutuel des différentes armes, comme pour l’armée française les gendarmes d’ordonnance à partir de 1460. Une armée professionnelle apporte de très nombreux avantages :
La loyauté est directe, et non plus dépendante de la versatilité des ducs et comtes utilisant leur armée privée pour influencer la politique du roi.
L’entraînement est surveillé et réglementé.
Les milices urbaines ou paysannes ne sont plus nécessaires -traduire : la populace n’est plus armée-.
La puissance du roi est visible et a un pouvoir de dissuasion à l’intérieur comme à l’extérieur.
Les actions militaires sont plus rapides, la concentration totale.

Le seul problème est son coût, qui nécessite des finances solides ou une série de victoires (les rançons et pillages payant la guerre au détriment des perdants). La plus grande réussite des conseillers de Charles VII est probablement la remise en état de marche des finances royales qui permit la mise en place de l’armée.
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cruchot
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MessageSujet: Re: Art de la guerre au Moyen-Age   Mer 28 Nov - 22:08

Pour le commandement, il faut tempérer. Souvent le souverain le délègue :

- Philippe Auguste à Frère Guérin àBouvines;
- Charles V à Du Guesclin et Clisson, il faut dire que Charles physiquement taré n'a rien à faire sur un champ de bataille,
- Etc.

Tes refs semblent très centrées XIV/XVème. Avant c'est bcp plus bordélique avec les milices.

Le concept de lance est très aléatoire jusqu'à la guerre de 100 ans. Les plus fauchés se pointent avec un paquet de vilains plus ou moins bien dotés. A leur sujet, il reste une question pas trop élucidée : l'utilisation de la fronde. Des sources non militaires indiquent que les gueux utilisaient la fronde pour le braconnage voir le brigandage. Par contre, son utilisation sur le champ de bataille est peu rapportée (mais qui a rédigé la saga des gueux à l'époque ?)
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Allalalai
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MessageSujet: Re: Art de la guerre au Moyen-Age   Mer 28 Nov - 22:24

Je ne pense pas que ce soit des références ultimes, mais ça laisse envisager pas mal de choses je trouve Smile
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cruchot
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MessageSujet: Re: Art de la guerre au Moyen-Age   Mer 28 Nov - 22:37

Allalalai a écrit:
Je ne pense pas que ce soit des références ultimes, mais ça laisse envisager pas mal de choses je trouve Smile

Pour avoir une idée des tactiques de l'époque, Cry havoc est un bon terrain d'entrainement. Tu apprends vite que tes tireurs doivent se contenter de blesser un max d'adversaires, à la charge des piquiers et hommes d'armes de les achever ou de les capturer. Mission semblable pour les montés : blesser ou capturer .Les actions doivent être rapides sous peine de subir le sort qu'on voulait infliger à l'autre. Cette méthode donne des résultats surprenants car une armée apparemment nombreuse mais formée d'éclopés peu disparaitre en peu de temps.
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