Lignes de bataille

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 en colonne

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birhacheim
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MessageSujet: Re: en colonne   Dim 2 Sep - 9:29

Santino a écrit:
Un assaut est une question de momentum, ou effectivement d'élan. Une fois que ce momentum est brisé ( par le feu adverse, parfois aussi par un obstacle de terrain ou d'autres raisons ), c'est l'échec. Donner des valeurs de moral et les faire tester me semble donc aussi important que la puissance de combat brute ( celle qu'on établit d'après le nombre d'hommes, le type d'armes... ).

+1.
La difficulté est de mesurer ce "momentum" et cet "élan". Cruchot et moi apprécions particulièrement les règles Empire de Bowden et Tarbox pour cela !
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Jojo67
Scribe de l'Annone
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MessageSujet: Re: en colonne   Dim 2 Sep - 10:09

Bir Hacheim le sage a parlé, merci à lui... Very Happy
Juste un mot sur la mêlée. Cela n'existe quasiment pas la mêlée, le corps à corps, c'est de l'image d'Epinal. C'est très rare car le défenseur ou l'attaquant craquent avant.

Un passage d'Ardant du Picq sur l'attaque d'une colonne d'infanterie contre une infanterie en défense non retranchée:
Voici donc ce qui arrive. (…) Votre bataillon a marché en colonne serrée avec ordre. (…) Il est à 100 pas de l’ennemi ; que va-t-il arriver ? Ceci, et l’on n’a jamais vu, on ne verra jamais avec le fusil, autre chose : Si le bataillon a résolument marché, s’il est en ordre, il y a dix à parier contre un que l’ennemi s’est retiré déjà, ou se retirera sans attendre davantage. Mais l’ennemi ne bronche pas. Alors l’homme, nu de nos jours contre le fer ou le plomb, ne se possède plus. L’instinct de la conservation le commande absolument. Deux moyens d’éviter ou d’amoindrir le danger, et pas de milieu : fuir ou se ruer. – Ruons-nous !
Hé bien ! Si petit soit l’espace, si court soit l’instant qui nous sépare de l’ennemi, encore l’instinct se montre. Nous nous ruons, mais… la plupart nous nous ruons avec prudence, avec arrière-pensée plutôt, laissant passer les plus pressés, les plus intrépides, et ceci est singulier, mais absolument vrai, nous sommes d’autant moins serrés que nous approchons davantage, et adieu la théorie de la poussée.
Et si la tête est arrêtée, ceux qui sont derrière se laissent choir plutôt que de la pousser, et, si cependant cette tête arrêtée est poussée, elle se laisse choir plutôt que d’avancer. Il n’y a pas à se récrier, la poussée a lieu, mais pour le fuyard (combat de Diernstein).
Mais l’ennemi ne tient jamais sur place ; la pression morale du danger qui s’avance est trop forte pour attendre ; autrement, qui tiendrait bon en joue, même avec des fusils vides, ne verrait jamais charge arriver jusqu’à soi, parce que le premier rang des assaillants se sentirait mort, et que nul ne voudrait être au premier rang. Donc l’ennemi ne tient jamais sur place, parce que, s’il tient, c’est vous qui fuyez, ce qui supprime toujours le choc. Il supporte une angoisse qui n’est pas moindre que la vôtre, et quand il vous voit si près, pour lui aussi pas de milieu, fuir ou aller au devant. Et la question alors est entre deux impulsions morales.
Voici le raisonnement instinctif qui se fait chez le soldat, chez l’officier : Si ces hommes m’attendent ou s’ils viennent sur moi, à brûle-pourpoint, je suis mort. Je tue, mais je suis tué, pour sûr. A bout de canon, la balle ne s’égare plus. Mais si je leur fais peur, ils se sauvent, et ce sont eux qui reçoivent balles et baïonnettes dans le dos. Essayons. Et l’on essaye, et toujours une des deux troupes, si près que l’on voudra, à deux pas si l’on veut, fait demi-tour avant l’abordage.
Le choc est un mot.
La théorie de Saxe, la théorie Bugeaud : « Allez de près à coups de baïonnettes et de fusils tirés à brûle-pourpoint ; c’est là qu’il se tue du monde et c’est le victorieux qui tue », n’est fondée sur aucune observation. Nul ennemi ne vous attend si vous êtes résolu, et jamais, jamais, il ne se trouve deux résolutions égales face à face.
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